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Covid-19: SPF constate une évolution "préoccupante" de l'épidémie après 4 semaines de forte décroissance

SAINT-MAURICE (Val-de-Marne), 11 décembre 2020 (APMnews) - Santé publique France (SPF) constate une évolution "préoccupante" de l'épidémie de Covid-19 dans son dernier point épidémiologique hebdomadaire, publié jeudi soir, après 4 semaines de forte décroissance suivant le passage du pic épidémique.
Depuis le 8 décembre, un nouveau mode de calcul des indicateurs est utilisé, intégrant les résultats des tests antigéniques disponibles dans la base Sidep. "Cette intégration des tests antigéniques modifie mécaniquement à la hausse le taux d'incidence, mais la tendance de la dynamique de l'épidémie reste identique", souligne SPF.
Le calcul du nombre de personnes testées évolue également, étant réalisé sur une période donnée (7 jours par exemple) et prenant en compte les personnes ayant réalisé au moins 1 test pendant cette période sans avoir été positives dans les 60 jours précédents. De même, le calcul du nombre de personnes testées positives repose désormais sur le nombre de personnes qui présentent un test positif soit pour la première fois, soit plus de 60 jours après un précédent test positif pour prendre en compte les réinfections liées au Covid-19.
"Ce nouveau mode de calcul, centré sur la personne, est plus précis pour estimer la prévalence du virus dans la population testée. Il est désormais appliqué à l’ensemble des indicateurs produits et disponibles sur Géodes depuis mai 2020." Selon les données présentées dans le bulletin, comparant les calculs avec l'ancienne méthode et la nouvelle méthode, cette dernière ne modifie pas l'évolution des critères calculés (nouveaux cas, incidence, taux de positivité, taux de dépistage) d'une semaine sur l'autre.
En semaine 49, avec les données épidémiologiques de surveillance rapportées jusqu'au 9 décembre, SPF observe un ralentissement de la diminution du nombre de nouveaux cas: ceux-ci ont diminué de 6%, à 72.121 cas, contre une baisse de 31% la semaine précédente. Avec l'ancienne méthode de calcul, ce nombre était de 71.950 cas, mais toujours en baisse de 6%, note-t-on.
Le taux d'incidence a atteint 107 cas pour 100.000 habitants, en baisse de 6% également.
Le taux de positivité pour Sars-CoV-2 marque le pas, à 6,4%, soit -0,1 point.
Le taux de dépistage a diminué de 5% à 1.685,6 pour 100.000 habitants.
Le taux de reproduction R effectif, calculé aussi désormais à partir de tests RT-PCR et des tests antigéniques dans le dispositif Sidep, reste inférieur à 1, à 0,83, mais est en hausse par rapport à la semaine précédente.
Les 75 ans et plus restent les plus touchés avec une incidence de 190 cas pour 100.000 habitants, contre 123 pour 100.000 chez les 15-44 ans.
L'incidence a légèrement diminué dans toutes les classes d'âge par rapport à la semaine précédente, la baisse la plus marquée concernant les 0-14 ans (-12%) puis les 45-64 ans (-7%).
Une légère diminution des nombres de cas était observée par rapport à la semaine précédente chez les personnes testées symptomatiques (-6%) et chez les personnes testées asymptomatiques (-5%).
Le ralentissement de la décroissance s'observe aussi sur le nombre de passages aux urgences pour suspicion de Covid-19 (4.889 passages, -10% contre -29% la semaine précédente). Les hospitalisations après ces passages aux urgences sont stables à 55%.

Ralentissement de la baisse des nouvelles hospitalisations et admissions en réanimation

Il y avait au 8 décembre 25.914 cas de Covid-19 hospitalisés, dont 3.088 en réanimation.
Le nombre de nouvelles hospitalisations a continué à baisser, avec 8.424 nouvelles hospitalisations contre 9.247 la semaine précédente, mais là encore de manière moins marquée (-9% contre -31% la semaine précédente).
Le taux hebdomadaire d'hospitalisations de patients Covid-19 a diminué de 9% au cours de la dernière semaine, à 12,6 pour 100.000 habitants. Mais l'évolution de ce taux varie en fonction des régions: à la hausse en Bretagne (+27%), Bourgogne-Franche-Comté (+17%) et Centre-Val de Loire (+12%). La baisse la plus marquée est en Normandie (-20%).
Les nouvelles admissions en réanimation ont également continué à diminuer, à 1.127 cas contre 1.346 la semaine précédente (-16%), mais la baisse est moins forte qu'une semaine plus tôt (-33%).
Le nombre de décès au cours d'une hospitalisation a encore diminué, avec 2.085 nouveaux décès déclarés contre 2.490 en semaine 48. Mais, pour la première fois depuis plusieurs semaines d'augmentation, le nombre de retours à domicile de patents Covid-19 a diminué, passant à 8.285, contre 10.016 la semaine précédente.
SPF constate par ailleurs depuis début octobre "une nette augmentation du nombre de signalements de cas nosocomiaux de Covid-19, notamment de cas groupés". Ce nombre diminue toutefois depuis la semaine 46 (du 9 au 15 novembre).
Au 6 décembre, 2.589 signalements de Covid-19 ont été reçus via l'outil e-SIN, soit 515 de plus par rapport à la semaine 46. Parmi eux, 2.276 concernaient des cas de Covid-19 nosocomiaux, qui impliquaient 12.997 patients (127 décès liés), 8.978 professionnels et 10 visiteurs. Parmi ces signalements, 1.481 correspondaient à des cas groupés (au moins 3 cas liés).
Une stabilisation de la situation épidémiologique est également observée sur les indicateurs de l'activité de suivi des contacts, après 4 semaines de forte baisse de ces indicateurs. SPF note en outre que "la proportion de cas précédemment connus comme contacts connaît de nouveau une diminution. Cette évolution est inquiétante à l’approche des fêtes de fin d’année, suggérant une stabilisation de la circulation du virus à un niveau élevé dans la population et une identification des chaînes de transmission qui n’est toujours pas optimale".
cd/nc/APMnews

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