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Manger du poisson deux fois par semaine semble bénéfique uniquement en cas d'antécédents cardiovasculaires

WASHINGTON, 8 mars 2021 (APMnews) - Manger du poisson environ deux fois par semaine est associé à une réduction du risque d'événements cardiovasculaires majeurs et de décès chez les personnes ayant des antécédents mais pas en population générale, suggère une étude internationale publiée lundi dans JAMA International.
Dans les recommandations nutritionnelles, il est conseillé de manger du poisson au moins deux fois par semaine pour une bonne santé cardiovasculaire, rappellent Deepa Mohan de la Fondation de la recherche sur le diabète de Madras (Inde) et ses collègues. Cependant, peu de données sont disponibles sur l'effet de cette consommation selon que l'on a ou non des maladies vasculaires.
Pour essayer de le déterminer, ils ont réalisé une analyse poolée des données individuelles de 191.558 personnes incluses dans quatre études de cohorte (54,1 ans en moyenne, 47,9% de femmes), dont 147.645 personnes (139.827 sans antécédents d'événements cardiovasculaires majeurs et 7.818 avec) dans 21 pays participant à une grande étude épidémiologique et 43.413 patients avec une maladie vasculaire inclus dans trois autres études menées dans 40 pays.
La consommation de poissons était évaluée à partir de questionnaires remplis par les participants, une seule étude tenait compte de la qualité nutritionnelle. Le critère principal d'évaluation était les événements cardiovasculaires majeurs, incluant notamment les infarctus du myocarde, les accidents vasculaires cérébraux (AVC), les insuffisances cardiaques et les morts subites, et la mortalité toutes causes.
Dans la grande étude épidémiologique, avec un suivi de 9 ans en moyenne, il apparaît que la consommation d'au moins 350 g de poisson par semaine n'était pas associée de manière significative au risque d'événements cardiovasculaires majeurs ou à au risque de décès toutes causes confondues, par rapport à une consommation faible ou nulle.
En revanche, dans les trois cohortes de patients avec une maladie vasculaire, la consommation de 175 g de poisson par semaine (environ deux parts par semaine) était associée à un risque d'événements cardiovasculaires majeurs et de mortalité totale significativement réduite par rapport à une consommation de 50 g/mois ou moins, de respectivement 16% et 18%.
Les chercheurs notent qu'une consommation de 350 g/semaine ne semblait pas augmenter cet effet protecteur.
L'étude avec des données sur la qualité nutritionnelle du poisson confirme que le bénéfice cardiovasculaire semble lié à la quantité en acide gras oméga-3, avec une réduction du risque d'événements cardiovasculaires majeurs de 6% pour chaque prise supplémentaire de 5 g. Les autres poissons semblaient avoir un effet neutre.
Ces résultats suggèrent qu'il faudrait confirmer l'effet protecteur des poissons gras chez les patients atteints de maladie vasculaire dans des essais cliniques randomisés, concluent les chercheurs.
(JAMA Internal Medicine, édition en ligne du 8 mars)
ld/nc/APMnews

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