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Résultats prometteurs pour le tebentafusp dans le mélanome uvéal métastatique

WASHINGTON, 12 avril 2021 (APMnews) - Le tebentafusp a augmenté significativement la survie de patients souffrant de mélanome de l'uvée métastatique, dans une étude de phase III dont les résultats ont été présentés dimanche au congrès virtuel de l'American Association for Cancer Research (AACR).
Le mélanome uvéal a un mauvais pronostic avec guère plus de la moitié des patients survivant au-delà d'un an au stade métastatique. Il n'y a pas de traitement établi.
Le tebentafusp (Immunocore) est une protéine bispécifique associant un récepteur de lymphocytes T ciblant l'antigène gp100 présent sur les cellules de mélanome, et un anti-CD3 qui cible et active les capacités antitumorales des lymphocytes T. Son objectif est ainsi de rediriger ces lymphocytes du patient contre l’antigène tumoral.
Dans l'étude présentée à l'AACR, 378 patients ont été randomisés entre le tebentafusp et un traitement au choix du clinicien -qui a été l'anti-PD-1 pembrolizumab (Keytruda*, Merck-Sharp & Dohme) dans la grande majorité des cas et plus rarement l'anti-CTLA4 ipilimumab (Yervoy*, Bristol-Myers Squibb) ou la dacarbazine.
Le taux de survie à un an s'est élevé à 73,2% dans le groupe tebentafusp, contre 57,5% dans le groupe contrôle.
La médiane de survie s'élevait à respectivement 21,7 mois et 16 mois, a indiqué Jessica Hassel de l'hôpital universitaire d'Heidelberg (Allemagne).
Il y avait une "séparation claire et précoce" des courbes de survie "au bénéfice des patients recevant le tebentafusp", a-t-elle commenté. Ce nouveau médicament "a le potentiel de changer le traitement du mélanome uvéal".
"Ces résultats sont très enthousiasmants: le tebentafusp se révèle être le premier traitement expérimental avec un réel bénéfice en survie chez des patients atteints de mélanome uvéal métastatique; cela va changer les pratiques en situation avancée de la maladie, mais aussi possiblement en situation adjuvante après traitement local de la tumeur oculaire, dans le but de diminuer le risque de développer des métastases", déclare le Dr Sophie Piperno-Neumann de l’Institut Curie et coordinatrice de l’étude pour la France, dans un communiqué du centre anticancéreux parisien.
fb/cd/APMnews

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