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Les antirétroviraux ayant un effet sur le VHB diminueraient le risque de chronicisation de l'hépatite B

WASHINGTON, 12 mai 2021 (APMnews) - Les patients VIH+ dont le traitement antirétroviral inclut des médicaments également actifs contre le virus de l'hépatite B (VHB) auraient un risque moindre de chronicisation en cas d'infection par le VHB, suggère une petite étude observationnelle publiée par AIDS.
L'infection à VIH a un effet défavorable sur l'hépatite B, notamment en augmentant le risque qu'après une hépatite aiguë l'infection se chronicise, et en augmentant le risque de progression de l'hépatite et de décès.
Mais selon Oluwaseun Falade-Nwulia de la Johns Hopkins University à Baltimore (Maryland), on manque de données sur l'effet du traitement antirétroviral sur l'évolution de l'hépatite, et notamment sur l'effet de la lamivudine et du ténofovir, antirétroviraux qui sont aussi utilisés contre l'hépatite B.
Ils ont constaté que chez 57 patients VIH+ dont le traitement antirétroviral n'incluait pas ces 2 médicaments, qui ont été infectés par le VHB, une chronicisation a été constatée chez 10, soit 17,5%.
C'était significativement supérieur au risque de la population générale, comme le montre le taux de 8,2% de chronicisation observé chez 110 personnes VIH-.
Mais chez 13 patients VIH+ dont le traitement incluait la lamivudine et/ou le ténofovir, l'infection par le VHB est devenue chronique chez un seul, soit 7,7%.
Ainsi, avec ces antirétroviraux qui sont également anti-VHB, le risque de chronicisation de l'hépatite B chez les patients VIH+ est ramené au même niveau que la population générale.
(AIDS, mai, vol.35, p991-993)
fb/ab/APMnews

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